Unesco/Session intergouvernementale de sauvegarde du patrimoine immatériel: Voici ce que le Bénin y gagne
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| Marcel Zounon, Président de Towara-Bénin accréditée à l'Unesco |
Le Bénin était
présent à la 13ème session du Comité intergouvernemental de
sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, à travers la personne de Marcel Zounon
en tant que président de l’ensemble artistique et culturel Towara-Bénin, une Ong
accréditée par l’Unesco dans ce volet. C’était du 26 novembre au 3 décembre 2018 à
Port Louis en République de Maurice.
Introduction du
patrimoine culturel immatériel dans le système éducatif. C’était l’un des
points inscrits à cette réunion des 24 Etats membres du Comité, élus par
l’Assemblée générale de la Convention de 2003 sur la sauvegarde du patrimoine
culturel immatériel de l’humanité. A propos, Marcel Zounon, lors d’un point de
presse dans la matinée de ce lundi au siège de Towara-Bénin à Cotonou, informe que ce fut une occasion pour
partager la vision des pays dans ce sens. Pour lui, si le Bénin réussissait le
projet des classes culturelles -danse, musique, théâtre et arts plastiques-, il
pourra répondre à l’appel de l’Unesco comme un pays pilote. En effet, selon le président
de Towara-Bénin, l’Unesco travaille à financer tous les pays qui seront prêts à
l’échéance 2020, pour l’introduction du patrimoine immatériel dans l’enseignement
à la base.
Formation pour l’inventaire
Outre cet aspect, cette
13ème session a permis aussi de faire le point de la vision de
chaque pays sur la sauvegarde du patrimoine vivant et le point des mécanismes à
propos. Selon le compte rendu de Marcel Zounon, il y a eu également des formations
sur comment engager l’inventaire du patrimoine culturel immatériel dans chaque
pays. Et le Bénin pourra vraiment en profiter. Aussi, y a-t-il eu la rencontre
avec la directrice de l’Unesco, Audrey Azoulay. L’un des éléments
essentiels à relever à ce niveau selon le président de Towara-Bénin, c’est ce
rôle de rapprochement des peuples, rôle de cohésion sociale et de paix que joue
la culture. Il informe de ce que la directrice a exhibé un élément culturel
commun aux deux Corées, deux peuples opposés par la politique, mais qui se sont
entendus pour se retrouver sur le même panel pour présenter et défendre le
patrimoine culturel. C’est dire qu’avec la culture, on peut aller vers un monde
de paix, se réjouit Marcel Zounon.
Towara, plus que la danse
Pour mémoire, quelques années après sa
création en 1992, Towara-Bénin est allée loin dans sa vocation de promotion,
sauvegarde et transmission du patrimoine culturel immatériel du Bénin. Elle s’est
professionnalisée dans la recherche notamment sur les sociétés de masque, et
ce, pas seulement du Bénin. Elle a initié un festival consacré aux masques, Festival
des rituels et des danses masquées (Feridama) qui sera à sa 9ème
édition dès mercredi prochain. « Ces
sociétés avaient beaucoup d’éléments à mettre au service du développement
local », défend Marcel Zounon. Dans ce registre, Towara-Bénin s’est
s’associée à d’autres structures pour réaliser l’inventaire des sociétés de
masque au Bénin, au Burkina-Faso et en Côte d’Ivoire. C’est ce travail qui, entre
autres, lui a fallu cette considération et accréditation au niveau de l’Unesco
-division créativité- depuis le 6 juin 2016, au nombre des 176 Ong qui
accompagnent l’Unesco dans ses fonctions liées à la convention 2003.

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