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Fête identitaire au Bénin: Gléxwé-xwé fait peau neuve dans un élan de construction de Ouidah


L’édition 2018 de la fête identitaire Gléxwé-xwé se tient depuis hier, dimanche 2 décembre 2018 à Ouidah, pour huit jours de célébration inscrite dans une nouvelle ambition pour le rayonnement de la ville.
Tous ensemble pour sonner le gong du Gléxwé-xwé rénové...

Gléxwé-xwé présente un nouveau visage. Si les fils et filles de Ouidah ont toujours fêté depuis près de ¾ de siècle déjà, cette fête, l’édition de 2018 porte un sceau spécial du beau, d’une bonne organisation, d’une riche programmation. Eux-mêmes en témoignent et s’en réjouissent. Le premier adjoint au Maire, Bruno Adjovi, avoue qu’il y a un net changement dans l’organisation de cette année par rapport aux précédentes éditions. C’est la marque de la touche professionnelle de L’art’boratoire, une structure spécialisée en événementiel et culture que dirige Ramanou Alédji, a qui ils ont décidé de confier la mission de sortir Gléxwé-xwé de ‘’l’amateurisme’’.

Ouidah et Unesco

... qu'applaudissent ces cadres et sages...

Ce n’est pas anodin, une telle décision. Dans les discours à l’ouverture officielle le soir du dimanche 2 décembre 2018 au Fort français, on se rend compte qu’il s’agit d’un visage porteur du rêve de ces fils et filles de Ouidah pour leur terre natale. « C’est un signe de prospérité pour cette ville » dira Bertrand Adjovi, directeur départemental du tourisme et de la culture, représentant le ministre de la culture. Leur rêve, c’est « Ouidah, ville patrimoine mondial de l'UNESCO à l'horizon 2028 », à en croire le président du comité d’organisation, Gratien Aguessy. Autrement, l’objectif majeur de cette édition est d’amorcer la marche pour faire de la ville de Ouidah, un patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est célébrer et révéler la diversité touristique et culturelle de la ville au monde. C’est de faire de Ouidah, une fierté.

L’espoir dans l’union retrouvée
 
... chante Faty...

Cet objectif est réalisable même avant 2028, clament les acteurs de la compagnie Tout grand théâtre Djogbé de Didier Nasségandé dans leur spectacle présenté à cette cérémonie d’ouverture. Ouidah n’est pas perdue ; elle aborde la mise en place des stratégies pour être le nénuphar, la flamme qui porte tout un peuple, toute une génération, selon Didier Nasségandé et ses comédiens. Comme eux, c’est ce qu’ont chanté aussi les artistes Sèxwi et Faty de même que les supers anges Whendonaboua en ouverture des huit jours de célébration d’une union retrouvée autour de cet objectif de développement de Ouidah à travers Gléxwé-xwé. « Que l’union des fils et filles de Ouidah soit une réalité. La Cité Kpassè, c’est notre ville. Ouidah doit changer » exhorte à nouveau le premier adjoint au maire. Reste maintenant que cette juste décision des ressortissants de Ouidah de confier l’organisation de leur fête identitaire à une structure professionnelle avec des objectifs biens définis soit pérennisée et renforcée pour corriger les quelques failles qu’il peut y avoir encore.
...et  prophétisent les comédiens de Tout grand théâtre Djogbé. 
Au menu de la fête

Après la marche du cœur dans la matinée d’hier et la cérémonie d’ouverture dans la soirée, Gléxwé-xwé 2018 s’est poursuivi ce lundi matin par le symposium sur thème qui résume l’objectif, « Ouidah, ville patrimoine de l'UNESCO à l'horizon 2028 ». Dans la programmation, il est prévu aussi une foire artisanale et gastronomique, des visites touristiques, des animations artistiques et cultuelles. Ce sera jusqu’au 9 décembre prochain.

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