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Célébration prochaine de la Journée internationale de la danse au Bénin : Les précisions sur la fête à Tchaourou avec Léon Zoha

Le Bénin à l’instar de la communauté internationale célèbre, le 18 avril 2015,   la journée internationale de la danse avec une panoplie d’activités à l’actif de la Fédération des associations structures compagnies de danses et musiques (Fastcodam-Bénin). Léon Zoha, Président de ladite Fédération, nous livre ici, l’objectif et le contenu de cette fête qui sera concentrée à Tchaourou et qui servira en même temps de point de départ pour un grand festival dont il nous parle également. Interview.

Léon Zoha annonce une fête exceptionnelle à Tchaourou

C’est bientôt le 18 avril, journée internationale de la danse que votre fédération s’apprête à célébrer à Tchaourou. De quoi sera faite concrètement cette fête ?

Je crois qu’à Tchaourou, il y aura du boom. Parce que nous avons deux événements à célébrer ce jour-là. Il y a la Journée internationale de la danse qui sera en direct sur les télévisions nationales du Bénin et du Togo à partir de 21 heures jusqu’à 00 heure. Ce même jour, nous allons profiter pour lancer un grand festival. Il s’agit d’un festival international de théâtre, de danse et de musique qui sera une des activités phares de la fédération que je dirige. Nous avons invité des artistes aussi bien du Togo, de la Côte-d’Ivoire  que du Burkina-Faso qui vont agrémenter la soirée avec ceux du Bénin.

Quel est l’objectif derrière ce projet ?

L’objectif, c’est de valoriser notre culture, particulièrement la danse. Il en est ainsi justement parce que je suis né dans la danse.

Le Bénin dispose d’un répertoire riche et dense en danse. Quels types de danse voulez-vous valoriser à cette journée ?

Il y aura pratiquement toutes les danses, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Je vous donne l’exemple du Tipenti,  du inlin, du Akonhoun, de Gogohoun, bref, toutes les danses traditionnelles que nous exécutons au Bénin. Pour ce qui concerne les rythmes du Togo qui seront exécutés, il y a le Boboro, le Djembé et consorts.

Vous avez porté le choix sur Tchaourou, la commune d’origine du Président Yayi pour abriter l’événement. Quelles en sont les motivations ?

Le président Boni Yayi a trop fait pour les artistes béninois. Il n’a donc pas fait que des frustrés. L’exemple palpable que je prends pour illustrer ce propos, c’est que de 300 millions, il a porté aujourd’hui le Fonds d’aide à la culture à 3 milliards. Pour nous artistes, c’est un grand pas. Et pour ça, il faut le remercier. C’est une des raisons pour lesquelles nous avons voulu organiser l’événement dans sa commune. L’autre raison, c’est que deux fois déjà, nous avons célébré cette journée internationale de la danse au Sud de notre pays. Etant donné que nous sommes une Fédération, qui est un regroupement d’associations, ceux qui sont du Nord nous ont demandé de venir organiser l’événement cette fois-ci dans leur localité. Ensemble, nous avons réfléchi sur le lieu et nous nous sommes convenus sur Tchaourou. Et pour permettre à toutes les populations du Bénin de vivre cet événement tout en étant chez elles, nous avons décidé de le passer en direct sur la télévision nationale pendant 3 heures de temps. Ce sera également ainsi sur la télévision togolaise.

Propos recueillis pour La Nouvelle Tribune par Blaise Ahouansè

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