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2ème édition du Festival Mètodoukpo : Anice Pépé œuvre pour la préservation de l’identité culturelle béninoise


L’artiste et promoteur culturel Anice Pépé (à.g)  reçoit les félicitations du Dfac Blaise Tchétchao
La deuxième édition du Festival Mètodoukpo se tient depuis vendredi 21 août 2015 à Adjohoun dans le département de l’Ouémé pour une semaine de spectacles de diverses formes pour la préservation du patrimoine culturelle du Bénin.

L’artiste compositeur chanteur et promoteur culturel Anice Pépé est très jaloux de l’identité culturelle de son pays le Bénin. « Moi, je ne veux jamais permettre ni accepter qu’aucune culture étrangère vienne envahir la mienne » dit-il. C’est pourquoi  il œuvre à propos. Dans ce cadre, il a initié le Festival Mètodoukpo dont la deuxième édition se déroule depuis vendredi 21 août 2015. Prévu du 21 au 30 août, le festival a élu domicile à côté du motel Pépé 1er non loin de l’hôpital de zone d’Adjohoun, département de l’Ouémé. Au village artificiel du festival installé sur les lieux, se succèdent et se succèderont plusieurs groupes de danse et de ballet de toutes les localités du Bénin afin de maintenir le caractère national du festival. Certains évoluent en compétition qui va être sanctionnée par des trophées et des enveloppes financières.
Festival Mètodoukpo, ce n’est pas seulement de la danse et de la chanson. Anice Pépé, veut toucher le patrimoine culturel béninois dans son entièreté. « J’ai constaté que les valeurs endogènes, nos valeurs traditionnelles disparaissent de jour en jour. La jeunesse d’aujourd’hui à tendance à s‘accrocher à ce qui vient d’ailleurs. » Informe l’artiste qui prévient : « ce qui se passe, si nous ne savons pas faire, d’ici quelques années, nous n’aurons ou ne saura même pas ce que nous allons conter à nos petits- enfants comme passé. On n’aura rien à dire du passé à nos petits- fils ». Sur ce, outre la danse et la chanson, il y a également à l’agenda du festival, du conte, du théâtre, de l’art culinaire, etc. A partir de la dénomination même du festival, on comprend qu’il s’agit de puiser dans le patrimoine des ancêtres du Bénin, souligne Blaise Tchétchao, Directeur du Fonds d’aide à la culture. Il a invité la population d’Adjohoun et des environs mais aussi tous les Béninois en général à soutenir ce festival puisque de cela dépend la survie de leur identité culturelle.
La charité bien ordonnée commence par soi-même, dit-on, c’est Anice Pépé, l’initiateur du festival qui a lancé les prestations. Comme  de coutume, il a servi au public et à ses invités de marques dont députés, maires et opérateurs économiques, un bon plat de son zinli. Le Zinli à la source  wémè qu’il façonne à sa manière pour une couleur encore plus attractive. Accompagnée de chansons pleines de leçons exprimées dans le  Wémègbé ; langue que, à l’instar d’un académicien, Anice Pépé manie avec dextérité pour distiller  des proverbes qui enseignent la sagesse béninoise et africaine en général.
L’Honorable Malèhossou en témoigne : « Anice Pépé, c’est cet artiste qui touche les cœurs, les consciences par ses chansons. » Aussi, l’artiste qui chante pour faire du social, pour aider les démunis. « Un artiste qui met son talent au service du développement » reconnaît le nouveau maire de la ville d’Abomey-Calavi, Georges Bada, présent aussi sur les lieux.
Sur ce chantier de préservation et de promotion de l’héritage culturel béninois, Anice Pépé appelle à la mobilisation de tous les fils et filles du Bénin. « Je veux que tout le monde fasse la promotion de nos valeurs traditionnelles et de notre culture. » lance-t-il. Car, ajoute-t-il, «Quiconque ignore ou néglige sa culture perd systématiquement son identité culturelle».

Blaise Ahouansè

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