Exposition d’œuvre d’art « Le temps moderne » à Paris : Rémy Samuz en campagne pour la cause des enfants
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Esclavage
moderne, une des créations de...
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Invité
pour l’exposition collective d’un mois « Le temps moderne » au siège
de l’Unesco et à la galerie Valloire à Paris dès vendredi, Rémy Samuz, jeune
sculpteur d’origine béninoise, saisit l’occasion pour faire entendre son
plaidoyer pour la cause de l’enfant et pour le retour à la bonne éducation dans
le monde.
Le siège de l’Unesco et la galerie Valloire à Paris ouvrent leur
porte dès le 4 septembre, et ce, jusqu’au 3 Octobre prochain, sur des œuvres de Rémy Samuz. Rencontré samedi
dernier à propos, l’artiste nous informe qu’il s’agit d’une belle opportunité
de communication pour lui dans le sens de ce qu’il appelle sa mission en tant
qu’artiste. «C’est une
occasion pour moi de véhiculer ce que je ressens au fond de moi pour les
enfants. Occasion pour moi, de transmettre à une cible encore plus large, mon
message d’invite à la préparation de l’avenir des enfants qui passe par le
retour aux fondamentaux d’une bonne éducation.» nous explique le jeune
sculpteur béninois qui soutient : « Il est temps de comprendre aussi
que nous devons revoir l’éducation dans les familles et dans la société en
général.»
Temps moderne, esclavage moderne
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Rémy Samuz pour l’expo « Le temps moderne » à Paris
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Dans
son développement du thème de l’exposition qu’est« Le temps moderne », il parle plutôt de
« esclave moderne ». Titre qu’il a donné à l’une de ses œuvres. Sur l’image
de la création, on y voit une
représentation d’une fille baptisée « Vidomègon » tenant une assiette
sur la tête et celle d’un petit garçon « Vipèvi » avec un bol en
main. Le sculpteur s’explique : «A une époque passée, nos parents sont livrés
comme esclaves aux travaux forcés ; ils avaient des chaînes au pied, à
leur cou, à la main. Aujourd’hui l’esclavage suit toujours son cours dans les
pensées, au sein des familles, dans le quotidien des Hommes, etc. L’enfant
« vidomègon » doit aller vendre avant d’avoir droit au manger. Quand
j’étais au Sénégal en 2014 au cours de la biennale Dak’art, j’ai rencontré des petits
garçons avec des bols dans les rues. En cherchant à savoir ce qu’ils font et
pourquoi, j’ai compris que c’est une corvée, ils doivent ramener chacun une somme
donnée à la maison. Je trouve que c’est l’esclavage qui continue sous une autre
forme. Nous ne sommes plus à cette époque où l’enfant est livré à un travail forcé.
Il est libre de s’exprimer. Il est libre de faire sortir la passion, le bien,
le génie qui est en lui. C’est ce qui m’a inspiré à réaliser cette œuvre pour
l’exposition à Paris.»
L’autre
œuvre que présente Rémy à Paris exprime sa peine, vu l’ampleur que prend la
prostitution de jour en jour. Cotonou, la ville où il vit et travaille en dit
long avec des Qg de prostitutions qui se multiplient. «J’ai réalisé une dame
pour parler un peu des femmes, surtout celles qui se sont livrées ou se livrent
pour gagner de l’argent. Je trouve que c’est encore un esclavage du temps
moderne. Je pense qu’il faut là encore revenir à l’éducation, surtout des
petites filles au moins pour leur éviter de tomber dans ce monde.» nous confie
le sculpteur tresseur de fils et barres de fer.
Rémy
Samuz ne sera pas seul à cette exposition, nous a-t-il précisé. Il sera avec
d’autres compatriotes béninois dont Dominique Zinkpè, Nico, Edwige Akplogan,
Marius Dansou, Benjamin Déguénon, Richard Kobla, Gérard Quenum, Euloge Glèlè et
d’autres aux côtés desquels Rémy se dit fier d’exposer.

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