Ignace
Sossou, enseignant de lettres au collège, vient de livrer aux amoureux des vers
44 de ses poèmes, dans un premier recueil intitulé « Comme de la myrrhe »
paru aux éditions Plumes Soleil.
Ignace
Sossou franchit la porte d’entrée de la cour des poètes. Et y propose « Comme
de la myrrhe ». Son premier recueil de poèmes. C’est un livre de 74 pages
publié en cette année 2015 aux éditions Plumes Soleil au Bénin.
Ce
livre, comme l’indique son nom, est un précieux présent qu’offre l’auteur au
lecteur qui humant son parfum et posant ses regards sur les mots qui entourent
le cadeau pourra s’en servir comme appui pour un voyage de sincérité dans
l’univers de l’homme ; l’univers de rêve, réalité, vie, mort, mal, bien,
amour, haine, crime, barbarie, injustice, dépigmentation, nouveau programme
d’études, peine, espérance, etc. Il est consistant, ce premier plat de vers que
sert l’enseignant natif de Possotomè sur le marché de la poésie. C’est un
condensé de 44 poèmes livrés chacun dans un écrit court et simple qui permet au
lecteur, une traversée facile et rapide. Toutefois, au terminus, les pieds du
lecteur deviennent lourds à poser. Et ce, du fait de la méditation profonde
dans laquelle le plonge l’auteur à la chute de ses envolées. Laquelle
méditation, a pour seul but ici, le réveil des consciences. « Les pattes
graciles de l’hirondelle-rêveur ont tracé, dans les ombres d’un monde à la
dérive, des éclairs prophétiques qui invitent au printemps : pour une
régénérescence politique, pour une mue, en cristal tranquille, des folles
houles morales et sociales. Sur ce registre, Ingnace C. Sossou touche surtout
le Béninois et l’Africain dans son trantran », écrit Romain Hounzandji, un des premiers
lecteurs de l’ouvrage.
Le trésor dans la conscience
Ignace
Sossou, du haut de ses 41 ans d’expérience de vie, fait en effet de la
conscience le chantier sur lequel l’homme doit travailler pour ce qu’il appelle
« renaissance heureuse ». Il veut amener l’Homme à la culture d’un
champ qu’est sa conscience et où est caché son trésor. On comprend dans les
poèmes de Ignace Sossou, que l’Homme recherche dehors de lui-même, ce trésor pourtant
caché en lui, et tombe ce faisant, dans la maille des faiseurs de Dieu et des
pièges comme Icc services et autres. Le poète, puisant dans ses qualités
d’enseignant, prend le lecteur comme son frère qu’il ne voit sortir de l’ombre.
Au début, il ne lui fait pas de cadeau, mais met à nu avec des mots clairs ses mauvais
plis. Ensuite, l’appelle à l’écoute de sa conscience. C’est que l’Homme cesse
d’être étranger à sa vie, et examine et appréhende le « creux de sa
conscience pour se redimensionner » sous un modèle d’un avenir certain et
radieux. Car, étranger, il va tout le temps naviguer à vue et subir les tares d’un
monde qui lui est étranger. « L’étranger à les yeux gros mais ne voit
rien », enseigne une sagesse ivoirienne. Comme de la myrrhe, outre les
belles phrases d’amour à une dulcinée, apparaît alors comme un cadeau de
vérités, peut-être amères, mais qui ouvre le boulevard d’une nouvelle
conscience vers une vie de mieux-être.
Blaise Ahouansè
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