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| Ces vedettes ont presté …. |
La
3ème édition du Festival Hanlissa a vécu dimanche 23 août dernier au
Palais des sports du Stade de l’amitié de Kouhounou à Cotonou dans un spectacle
tenu de main de maître par des sommités de la musique traditionnelle béninoise ramenées
sur scène par ce festival qui devient incontournable dans la promotion du
patrimoine musical au Bénin.
Il
a promis du vrai spectacle. Et le public l’a eu. Aubin Akpohounkè a tenu
dimanche dernier ces promesses aux fans de la musique traditionnelle et surtout
tous ceux qui sont épris par le désir de la préservation de ce qui fait
l’identité culturelle du peuple béninois. C’est à travers le festival Hanlissa
dont la troisième édition s’est déroulée dimanche 23 août 2015 au palais des
sports du stade de l’amitié de kouhounou à Cotonou. Une édition que Aubin
Akpohounkè, le promoteur, a animé comme il sait bien le faire dans l’émission
du même nom sur la chaîne de télévision privée Canal 3 Bénin. Ce fut un beau spectacle.
Tout a été réuni cette année par l’organisation pour prouver que le festival a
grandi et dispose désormais plus d’armes pour réussir la vision qui sous-tend
l’initiative. «De notre temps aujourd’hui, on a tendance à copier ou à aller
vers les mouvements dansantes et rythmes venus d’ailleurs.» constate le promoteur
qui s’insurge : « pourquoi ne pas faire régner en maître notre « tipenti »,
« tèkè », « adjahoun », « gbon », et autres
sonorités qui véhiculent notre identité et les valeurs culturelles de notre
pays. Pourquoi notre pays doit régresser au profit de celle
d’ailleurs ? » Hanlissa est né pour corriger cette situation et mettre
en valeur les vedettes surtout de la musique traditionnelle béninoise. Et sur
ce chantier, les autorités ministérielles et autres personnalités, associées au
public ont reconnu ce dimanche que Hanlissa est une originalité et une chance
pour le Bénin, notamment pour sauver le Bénin de la déperdition culturelle. « Hanlissa
permet de restaurer notre patrimoine culturel et d’avoir des repères. Sans repère,
pas de relève assurée » témoigne le ministre de l’emploi jeune Nadine Dako.
Le ministre de la culture, Paul Hounkpè, quant à lui reconnaît que c’est une
prouesse pour l’initiateur de ce festival d’avoir réussi à faire remonter sur
scène des ‘’doyens’’ de la musique béninoise mais qui sont désormais derrière
les rideaux compte tenu de certaines conditions sociales et financières. « Il
a convaincu. Nous l’encourageons » affirme le ministre.
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Devant
ce parterre de personnalités et citoyens lambda
|
A
cette troisième édition de Hanlissa qui se veut être la fête nationale de la
musique traditionnelle au Bénin, il y a eu sur scène Edia Sophie, Eskapounto,
Bluki d’Almeida, Emile Ayigbè, Timothée Akpovo, Tao Jospeh, Hoonon Houlovo,
Sèna Joy, etc. Chacun d’eux a épuisé de son répertoire pour exécuter une de ses
chansons populaires. C’est dans l’ensemble, des chansons qui en dépit de l’âge
ont toujours gardé leur originalité et font toujours vibrer le public. Lequel public
dimanche dernier s’est transformé en chœur pour chacun de ces vedettes de la
musique. Même les ministres ont dansé. Et eux artistes, ils se sont bien amusés
avec le peuple. Occasion qu’ils n’ont plus eue il y a des dizaines d’années. Vivement
que la jeune génération de chanteurs dont certains étaient aussi de la partie
puissent s’inspirer d’eux.
Blaise Ahouansè


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