Rencontre « Marche internationale vers la danse » (Maida) 2015 : 11 jours d’atelier, conférence et spectacles de danse pour le développement
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Richard
Adossou, le Directeur de Maida dévoilant le contenu des 11 jours d’activités
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La
« Marche internationale vers la danse » (Maida) a pris corps depuis mercredi
19
août pour la 5ème édition au Bénin. Elle a embarqué plusieurs danseurs et danseuses membres de différentes troupes de danse et de ballet du Bénin. Et ce, pour un atelier de renforcement de capacité du 19 au 27 août 2015. L’atelier se déroule au siège de Multicorps en face de la Place des Martyrs à Cotonou. C’est sous l’encadrement de trois professionnelles de la danse notamment la Béninoise Rachelle Agbossou, Omiladé Davis de nationalité américaine et Gaya Dandara d’origine belge. A l’occasion, fait savoir le Directeur du festival, Richard Adossou, les stagiaires ont l’occasion d’apprendre de nouvelles notions pour en retour enrichir leurs performances. Il s’agit dit-t-il, de les aider à renforcer leurs capacités techniques surtout pour qu’ils aillent en retour restituer dans leur groupe. Mais avant ce travail au sein des troupes, il est prévu un spectacle de restitution générale le 27 prochain à Artisttik Africa à Agla en lancement du festival. Puis suivront du 27 au 29 août, trois grandes soirées toujours à Artisttik Africa avec la participation de plusieurs pays dont le Bénin, le Togo, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Nigéria, le Burkina-Faso, les Etats-Unis d’Amérique et le Brésil.
L’atelier
et les spectacles comptent pour le volet culturel de Maida 2015 qui a aussi un
volet social en direction de deux orphelinats au Bénin. En réalité, explique le
Directeur, Maida a envie d’aller dans les prisons, d’aller vers des enfants de
rue et d’autres groupes cibles qui ont besoin aussi de s’exprimer mais n’ont
pas toutes les chances ou opportunités de le faire. « Il faut qu’on pense
à leur réinsertion sociale. Et l’art de la danse est un moyen par excellence
pour se faire » soutient le danseur professionnel.
L’entièreté
de l’événement cette année tourne autour du développement. En particulier du
rôle de la danse dans le développement de la société. Une conférence est prévue
pour en débattre.
Le G 113 au secours
Maida
2015 bénéficie de la mobilisation des membres du Collectif des danseurs
professionnels du Bénin dénommé G113, dont le soutien est beaucoup plus une
réaction à une injustice. Aux dires, du responsable du Collectif, Oscar Allossè,
l’apport financier du Fonds d’aide à la culture est très insignifiant par rapport
à la portée du festival et son rôle dans la promotion du secteur de la danse au
Bénin. Il qualifie l’appui du Fonds comme des miettes à un festival qui fait venir
au Bénin des danseurs professionnels de renom pour renforcer les capacités des
professionnels locaux. « On s’est senti concerné et frustré »
affirme-t-il annonçant que le groupe a entrepris des démarches à l’endroit du Ministre
de la culture Paul Hounkpè pour, au-delà du cas de Maida, régler une fois de
bon, un problème de mauvaise répartition du triple milliard culturel.
Blaise Ahouansè

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