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Claude
Balogoun (gche) remettant à une artiste
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Le conseiller Claude Kokou
Balogoun fait un nouveau détour dans le monde de la littérature. Après un conte
théâtralisé publié en 2014 sous le titre «Houèdo ou l’arc-en-ciel», le
cinéaste, conteur et comédien, vient de publier aux Editions Plurielles, «Le
pacte».
L’œuvre a été officiellement lancée
samedi 30 septembre 2017 au centre culturel Artisttik Africa à Cotonou. C’est
un roman qui aborde une thématique liée au pacte entre des esprits et des
humains. L’auteur annonce qu’il s’est surtout inspiré de ces histoires
fréquentes de jeunes gens qui deviennent subitement riches. Le cas notamment
des jeunes arnaqueurs, communément appelés « gay-men » au Bénin, qui signent
des pactes et vont jusqu’à prendre des représentations de divinités dans leur
chambre, au prix du sang pour avoir la fortune, l’a beaucoup inspiré. Le récit dans
«Le pacte» évoque aussi comment la parole donnée compte et peut engendrer en
soi des comportements auxquels on n’a pas pensé, à en croire l’écrivain Florent
Couao-Zotti, préfacier. Il est également question de l’ingratitude selon le
présentateur du livre, Tanguy Agoï. «On ne se moque pas des dieux en Afrique». Plus
loin, il souligne que ce soit envers des esprits ou des humains, l’ingratitude a
un prix qui est toujours payé, tôt ou tard.
Claude Balogoun évoque tout ceci dans
une histoire qu’il a bâtie autour d’Alain Coovi, un jeune homme diplômé d’un master
en génie civil, mais frappé par une forte galère avec sa femme Ayaba et ses
trois filles. Il lui est même difficile de joindre les deux bouts avec sa
petite famille. Dans sa quête de solutions avec l’aide de son beau-frère, il se
confia à un prête du fa. Ce dernier lui propose une porte de sortie au prix de
la fécondité de sa femme. Alain devra faire prendre à Ayaba, une poudre pour
lui arracher sa fécondité et devenir riche. Rien à une condition tout de même,
que le jeuine homme soit plus que jamais fidèle à sa femme, l’entretienne et ne
la quitte jamais, ni ses trois filles. Il accepta et tout alla bien. Mais
devenu fortuné, il tomba sous le charme d’Eugénie. Une jeune fille que sa mère va
également confier aux prêtes du fa pour qu’Alain puisse aimer son enfant et l’épouser.
Elle réussit. Alain épouse Eugénie, abandonne Ayaba et ses trois filles, et va
à l’encontre du pacte qu’il a noué avec les dieux. Du coup, bienvenue les
problèmes de santé, la perte d’un marché pour des raisons banales, la mort d’hommes
sur ses chantiers, etc. De retour à sa première source pour trouver une issue
favorable à cette apocalypse, la seule solution disponible est de sacrifier son
unique garçon qu’il a eu avec Eugénie…
Une
simplicité qui ramène à la lecture
La suite de l’histoire que raconte Claude
Balogoun, en dit long et met en exergue assez de leçons de vie. Ceci, dans un
style simple qui selon Koffi Attédé, l’éditeur, va jouer un rôle pédagogique
dans le retour à la lecture, car pour lui pour attirer les gens à la lecture, il
faut décrire un acte simple. « L’hermétisme fait fuir. Il faut que nous nous
inspirions de cette simplicité dans l’histoire et dans l’écriture de Claude
Balogoun, pour ramener beaucoup plus de gens à la lecture », indique l’éditeur.
C’est également un style influencé par
le côté conteur de l’auteur. Le préfacier parle d’un conte développé à volume
plus important. «L’écriture vient du cinéma» répond l’auteur. Il rappelle que la
rédaction de ce roman a démarré en 2006 quand il a initié un atelier d’écriture
de scénario. Il informe qu’un film dans le même angle est en projet. C’est d’ailleurs
le souhait de Florent Couao-Zotti qui désire que «Le pacte» ait un prolongement
sur les écrans.
Blaise Ahouansè

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