Le professeur Adékpédjou Sylvain
Akindes poursuit sa mission de mémoire sur l’histoire politique et
institutionnelle du Bénin, qu’il s’est assignée à travers des publications sous
le titre «Essai d’histoire du temps présent au Bénin postcolonial,
problématique d’un engagement politique».
Après le premier tome, «1946-1972, de
l’instabilité au Marxisme-léninisme», paru à Star éditions en 2016, l’ancien ministre
vient de sortir le deuxième volume. Intitulé «1972-1990, L’équipée
révolutionnaire», l’ouvrage a été officiellement présenté le vendredi 29
septembre 2017 à l’Infosec à Cotonou.
Dans ce tome, l’auteur en témoin et en
acteur privilégié, restitue 18 années de l’histoire du Danhomey -Bénin-. Et
ce, dans un langage direct, avec des mots et des expressions parfois vifs selon
l’enseignante de lettres Adélaïde Fassinou. «C’est un ouvrage de référence sur
l’histoire de notre pays ; un récit formidablement documenté du début
jusqu’à la fin» témoigne Roger Ahoyo. Ici, l’auteur évoque les actes à la base
d’une autocratie qui s’est installée et aussi comment cette révolution qu’il
qualifie d’équipée a connu son épilogue. Il donne quelques exemples pour se justifier :
« Dès le départ nous avons dit qu’il faut préserver la liberté
individuelle et publique, que les organisations doivent être indépendantes pour
agir ; nous avons défini sur quelles bases ont doit réunir dans le pays.
Alors, le Marxisme-léninisme, qui s’est réuni pour le proclamer ? On ne
voit pas la révolution sans un parti révolutionnaire. Mais nous sommes allés à la
révolution avec quel parti ? C’est une différence fondamentale ; on a
brisé quelque chose d’important ; on appelle ça push et elle est demeurée comme
ça jusqu’au bout ».
«1972-1990, L’équipée
révolutionnaire», c’est un récit de l’histoire mais en même temps, un regard
critique sur la gestion et les réformes politiques de cette période de la vie
du Bénin. Le professeur y a abordé également comment la politique économique ne
sortait pas le Bénin des griffes de puissances étrangères. A ses dires, l’un
des buts de ses écrits, c’est de permettre à la jeunesse de pouvoir bien
s’orienter et qu’elle sache au bout de quelle vraie et bonne ancienne corde
tisser la nouvelle pour bâtir une nation béninoise prospère.
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