25ème Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK) : Aurielle Jioya décroche un prix, le Bénin honoré
(Dimitri Fadonougbo félicite et lance un appel)
Sur le podium des récompenses à la clôture de la 25ème édition du Festival International du Cinéma Africain de Khouribga (FICAK), le soir du samedi 28 juin 2025 au Maroc, le nom du Bénin résonne. C'est grâce aux talents de la jeune réalisatrice Aurielle Jioya qui décroche le Prix du jury « Paulin Soumanou Vieyra ».
A Khouribga, la jeune béninoise embarque les cinéphiles dans ce mystère par le biais du récit de Kémi, un jeune Français à la recherche de ses racines béninoises. Son séjour au pays de ces ancêtres dans le but d'une reconnexion connaîtra un bouleversement avec la rencontre d'Angèle, en réalité une défunte, mais enquête d’un émissaire pour transmettre à son amant sur la terre des vivants, un « oui » qu'elle n'a pas pu lui dire de son vivant à sa demande en mariage.
« Je lui dis bravo. Cela grandit le Bénin. »
La récompense de ce film au FICAK devenu un rendez-vous cinématographique de tous les cinémas d’Afrique offre une belle visibilité à Aurielle Jioya mais à tout son pays le Bénin, selon Dimitri Sètondji Fadonougbo, secrétaire général de la Fédération Panafricaine des Festivals du Cinéma et de l'Audiovisuel (FEPAFCA) et Délégué général des Rencontres Cinématographiques de Cotonou (ReCiCo). « Bravo pour cette jeune réalisatrice. C’est des choses que le pays - Bénin - doit encourager pour qu'elle - Aurielle Jioya - ne soit pas la seule. Je sais que les Béninois ont du talent et dès qu'on les encourage un tout petit peu, ils étonnent. C'est ce que Aurielle a fait. Je lui dis bravo. Cela grandit le Bénin. Quand on a appelé son film, on n'a pas appelé d'abord son nom ; on a dit Bénin. Le cinéma va plus vite que la diplomatie. C'est ce que nous devons comprendre. Nous avons tout intérêt à y contribuer. Je remercie les autorités qui font déjà des efforts mais elles doivent faire davantage pour que le cinéma béninois puisse parler plus loin et fort.», affirme Dimitri Sètondji Fadonougbo.
Blaise Ahouansè (Khouribga/
Maroc)

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