La Fédération panafricaine des festivals du cinéma et de l'audiovisuel (FEPAFCA) a tenu dans la matinée du jeudi 26 juin 2025 à l'hôtel Al Akhawin à Khouribga, un atelier d’appropriation de son Plan stratégique 2025-2030 élaboré en mars 2025 lors du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) au Burkina Faso. Cette activité entre dans le cadre de la 25ème édition du Festival international du film africain de Khouribga (FICAK).
Au début de l'atelier, Iz-Eddine Gourriran, président de la FEPAFCA, précise qu'il s'agit essentiellement de voir comment opérationnaliser ce plan. Avant les échanges, le secrétaire général de la Fédération, Dimitri Sètondji Fadonougbo a rappelé que la FEPAFCA a été créée le 11 mai 2023, et depuis, a progressé du point de vue structurel à travers son enregistrement et l'élaboration de son Plan stratégique 2025-2030. « Le Plan, une fois validé, il faut se l'approprier. Cet atelier nous permet de tracer les grandes lignes. Ça nous permet déjà de dire au niveau global ce qui nous attend et de manière spécifique au niveau de chaque pays, ce que nous pouvons faire pour faire avancer ce plan », a affirmé le secrétaire général.
Dans les débats, les membres de la Fédération, assistés des personnes ressources, ont discuté des grands axes d'actions et de résultats consignés dans ce Plan pour voir comment les transformer en projets concrets. La vision globale, « c'est promouvoir et positionner les cinémas d'Afrique d'ici à 2035 dans la gouvernance mondiale de l'industrie cinématographique à travers des images compétitives tournées vers une accession culturelle, sociale et économique pour le professionnel africain sur le plan continental et international. La Fédération rêve d'un cinéma où chaque acteur est engagé dans un processus de développement participatif où les maîtres mots sont intégrité, objectivité et respect des normes de production ; un cinéma où la satisfaction des besoins de base de l'ensemble de la population est une priorité absolue ».
Au regard des échanges, les participants ont noté de belles perspectives pour la concrétisation dudit plan stratégique et de la vision de la FEPAFCA. « Nous avons montré quelle sont à la fois la vision, les objectifs, les moyens d'y arriver et qu'est-ce que nous visons in fine pour que le cinéma africain puisse être mieux connu, mieux servi. Nous en avons parlé avec des perspectives très claires. », affirme professeur Maguèye Kassé du Sénégal.
Pour Djibril Diaw, directeur du festival Image du fleuve au Sud de la Mauritanie, il était important d'avoir cette rencontre pour, dit-il, « réfléchir davantage à comment essayer de pousser le cinéma africain de l'avant avec plus de visibilité et d'accessibilité mais également de fédérer. « C'est une très belle initiative pour les festivals africains qui sont souvent dispersés et parfois ne se connaissent pas. Avoir une fédération permet de pouvoir nous parler au-delà de nos festivals, d'interpeller nos dirigeants de l'Union africaine afin que tous ces festivals puissent grandir et faire naître des stars. La Fédération est là pour le réseautage et pour faire circuler les films», confie Sylvie Nwet, directrice générale de la semaine internationale du 1er film (YARHA) au Cameroun.
Blaise Ahouansè ( Khouribga/Maroc )



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