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Cinéma : Le FICAK donne un coup de projecteur au cinéma congolais

Le Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK), au Maroc, reste fidèle à sa vocation de plateforme de promotion et de développement du cinéma africain. A l’ouverture de sa 26e édition, dans la soirée du samedi 30 mai 2026 au Centre culturel Mohammed V de Khouribga, le festival a choisi de mettre à l’honneur le cinéma de la République démocratique du Congo (RDC).

Cet hommage s’est traduit par la projection d’un documentaire retraçant l’histoire du cinéma congolais, la remise d’une médaille d’honneur à la RDC ainsi que la programmation d’une « Rencontre de minuit » consacrée aux enjeux du secteur cinématographique dans ce pays. Pour le directeur artistique du festival, Abdellatif Regani, cette initiative constitue un acte fort destiné à encourager les efforts déployés par les professionnels du cinéma congolais et à offrir une plus grande visibilité à une cinématographie encore peu connue du grand public africain.

« Cette année, nous avons choisi le Congo parce qu’il s’agit d’un cinéma peu connu. Nous avons visé de lui donner un nouvel élan et contribuer à sa reconnaissance. Le Festival de Khouribga reste fidèle à son militantisme en faveur du développement du cinéma africain », explique-t-il. Concernant la médaille d’honneur décernée à la RDC, Abdellatif Regani souligne sa portée symbolique. « Cette distinction signifie qu’il existe un cinéma congolais, avec ses réalités et ses difficultés, et qu’il mérite toute notre attention », précise-t-il.

Pour le secrétaire général de la Fédération panafricaine des festivals de cinéma et de l’audiovisuel (FPAFCA), Dimitri Sètondji Fadonougbo, cet hommage représente « un grand symbole et un grand moment ». Selon lui, il s’agit avant tout de saluer la détermination des acteurs du cinéma congolais qui continuent de créer et de produire malgré l’absence d’un véritable écosystème cinématographique favorable.

Le FICAK se positionne toujours comme un laboratoire de réflexion et de solutions pour le cinéma africain. C’est dans cet esprit qu’est organisée la Rencontre de minuit dédiée au cinéma congolais. Cette plateforme permettra aux professionnels d’échanger sur les défis auxquels le secteur est confronté, mais aussi d’explorer des pistes de solutions pour son développement. « C’est ainsi que nous construirons un cinéma africain qui peut avoir sa place aussi bien sur le continent que dans le monde », affirme Abdellatif Regani.

Blaise Ahouansè 

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