Une salle debout, des applaudissements nourris et une émotion palpable. L’ouverture de la 26ᵉ édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK), le samedi 30 mai 2026, a réservé l’un de ses moments les plus marquants à l’auteur-compositeur-interprète et acteur marocain Younès Megri, distingué pour l’ensemble de son parcours artistique.
A 20 h 36, l’assistance composée de professionnels du cinéma, d’artistes et d’invités venus de plusieurs pays africains se lève comme un seul homme pour saluer celui que beaucoup considèrent comme une figure incontournable de la culture marocaine. Sous les projecteurs du FICAK, Younès Megri reçoit un hommage à la hauteur d’une carrière bâtie entre musique et cinéma.
Dernier d’une fratrie de sept enfants, l’artiste a grandi dans un univers où l’art occupait une place centrale. Mais très tôt, il choisit de s’affranchir de l’héritage familial pour tracer son propre chemin. A seulement 17 ans, il fait le pari de suivre sa propre inspiration. « J’ai décidé de faire mon art », raconte-t-il.
Un choix audacieux qu’il qualifie de défi, mais surtout de « libération ». Une liberté qui lui a permis de construire une identité artistique singulière, d’abord dans la musique puis sur les écrans, jusqu’à devenir l’une des références de la scène culturelle marocaine. A Khouribga, cet hommage dépasse la célébration d’un homme. Il consacre un parcours de passion, de création et de fidélité à l’art, tout en rappelant la place qu’occupe Younès Megri dans le patrimoine culturel du Maroc et du continent africain.
Blaise Ahouansè

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