Accéder au contenu principal

FICAK 2026 : « La Voix de Hind Rajab » remporte le Grand Prix Ousmane Sembène (voir tout le palmarès)

Après une semaine intense rythmée par les projections, débats, Rencontres de minuit, colloques et ateliers de formation, la 26e édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK) au Maroc a refermé ses portes dans la soirée du samedi 6 juin 2026. Point d'orgue de cette cérémonie de clôture marquée par les hommages et les célébrations, la proclamation du palmarès des différentes compétitions.


Au sommet de ce palmarès, le Grand Prix Ousmane Sembène a été attribué à la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania pour son long métrage « La Voix de Hind Rajab ». Cette distinction paraissait presque évidente. Non seulement la qualité de l'œuvre mais aussi la réaction du public lors de la projection du film, le mercredi 3 juin 2026 au Centre culturel Mohammed V de Khouribga. Dans la salle plongée dans l'obscurité, le silence était saisissant. Une attention rare, presque palpable, accompagnait chaque séquence de l'œuvre.

Parvenant à conjuguer avec finesse les codes de la fiction et du documentaire, Kaouther Ben Hania livre une œuvre d'une grande puissance émotionnelle. Grâce à une narration originale et une mise en scène maîtrisée, déployée dans un espace restreint, la réalisatrice réussit à immerger totalement le spectateur au cœur de son récit.

« Le film retrace l'histoire bouleversante de Hind Rajab, une fillette palestinienne piégée dans une voiture à Gaza après une attaque ayant décimé sa famille. A travers les échanges téléphoniques entre l'enfant et les bénévoles du Croissant-Rouge qui tentent désespérément de lui porter secours, Kaouther Ben Hania construit un récit d'une rare intensité, à la frontière de la fiction et du documentaire.» 

Outre « La Voix de Hind Rajab », plusieurs autres œuvres ont été récompensées pour leurs qualités artistiques, narratives et humaines. Ci-dessous, le palmarès du FICAK 2026.

Palmarès FICAK 2026

Long métrage

  • Grand Prix Ousmane Sembène : La Voix de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania (Tunisie)

  • Prix du Jury Noureddine Sail : The Settlement de Mohamad Rashad (Égypte)

  • Prix de la Réalisation Idrissa Ouédraogo : Goundafad d'Ali Benjelloun (Maroc)

  • Prix du Scénario Samir Farid : La Mémoire du Manguier de Nicolas Sawalo Cissé (Sénégal)

  • Prix du Meilleur Rôle Masculin Mohamed Bastaoui : Younes Bouab pour L'Héritier des Secrets (Maroc)

  • Prix du Premier Rôle Féminin : Michelle Lemuya lkeny pour NAWI (Kenya)


Courts métrages


  • Grand Prix Nejib Ayad : Another End de Tarick Rasmi (Maroc)

  • Prix du Scénario Poulin Soumanou Vieyra : Anima de Boubécrine lbrahim El Mony (Mauritanie)

  • Mention Spéciale du Jury : The Sea Remember My Name de Hussein Hossam (Égypte)


Prix symboliques


  • Prix FEPAFCA du Court Métrage : « The Sea Remembers My Name » de Hussein Hossan (Égypte)

  • Mentions spéciales du jury FEPAFCA: « Ratures » de Evelyne Agli (Bénin), « Ma détresse » de Benedicte Kouadio (Côte d'Ivoire), Anima de Boubécrine lbrahim El Mony (Mauritanie)

  • Prix Don Quichotte - FNCM : « O Profeta » de lque Langa (Mozambique Afrique du Sud)

  • Mention spéciale jury Don Quichotte: NAWI (Kenya)

  • Prix de la Critique : « L'Héritier des Secrets » de Mohamed Nadif (Maroc)

  • Mention spéciale jury critique : NAWI de  (Kenya)


Blaise Ahouansè

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le Petit Musée de la Récade: Jean-Michel Abimbola témoigne et appelle les Béninois à visiter

Le ministre du tourisme, de la culture et des arts, Jean-Michel Abimbola est allé visiter Le Petit Musée de la Récade de l’espace culturel Le Centre à Lobozounkpa dans l’après-midi du vendredi 3 janvier 2020. Pour l’autorité, il y a là, un trésor révélateur de l’histoire et de la culture béninoise qu’il faut absolument visiter. Le ministre Jean-Michel Abimbola au Petit Musée de la Récade Le jardin, la bibliothèque, l’exposition in situ et Le Petit Musée de la Récade. Dans son tour du complexe artistique et culturel Le Centre de Lobozounkpa hier, Jean-Michel Abimbola s’est beaucoup plus attardé sur le musée. Dans ce lieu de l’histoire et de la culture béninoise inauguré 1 er septembre 2015 sont conservés désormais, des récades royales, des récardes symboliques de divinités et autres objets de la royauté dahoméenne collectionnés, conservés et ramenés au Bénin. «Nous sommes des gardiens du temple. Ce n’est pas facile pour nous de garder les vestiges de nos grands rois et ...

Bénin : Félix Didolanvi, le premier chantre d’une génération

Depuis 1972, il est resté l’un des chantres au Bénin dont le talent fait l’unanimité et les messages objets d’évangélisation et de méditation, traversent les temps comme des prophéties. Félix Didolanvi alias Pêcheur des hommes, reste une vedette, compositeur-chanteur unique, pionnier d’une nouvelle ère de griots à ‘’Adjra-whé’’. Un tour dans ses mémoires. Pêcheur comme Pierre, Félix Didolanvi alias Pêcheur des hommes, connaitra le même sort que l’apôtre de Jésus. L’histoire que nous raconte le chantre de l’Eternel dans la matinée de ce jeudi 21 décembre 2017 en son domicile à Akpakpka Dododomey Enayon, révèle des similitudes avec celle du personnage biblique. Un jour, autour de l’an 1934, apparu dans le grand cercle familial Didolanvi du quartier Sokomey à Porto-Novo, le petit Félix qui deviendra ce chantre phénix. Il est apparu dans une grande cour -‘’Adjra-whé’’-, de griots, où la muse a la particularité d’être beaucoup plus au service des invectives et règlements de compte....

Note de lecture : Yèmi ou le miracle de l’amour de Adélaïde Fassinou (Roman de jeunesse -version revue et corrigée-, Bénin, Star Editions, 2014, 147)

Romancière, nouvelliste et poète, avec une abondante production à son actif, Adélaïde Fassinou refait surface avec une version entièrement revue et corrigée de son œuvre, Yèmi ou le miracle de l’amour, un roman de jeunesse, qui a été publié pour la première fois aux Editions du Flamboyant au Bénin, en l’an 2000, et pour une deuxième fois, à Star Editions, en 2014, quelques mois avant son roman Le Journal d’Esclamonde, publié par Les Editions Plurielles en Janvier 2015, Bénin. Lecture et analyse Ce roman dont les actions se déroulent à la fois dans le village de Sêtin et dans la ville de Cotonou, parle d’une gamine villageoise de onze ans, se prénommant Yèmi, aux prises avec sa destinée. Issue de parents très pauvres et vivant dans des conditions les plus misérables, Yèmi doit désormais son salut de jeune fille éduquée, et, plus tard, de femme accomplie à la famille Koumi. Le destin a voulu   que Yèmi quitte la misère du village pour une famille adoptive à Cotonou, où el...